I.B.E.X. [FR]
Passé et Futur
Previous ChapterNext ChapterPonyville…L’une des cités connues du Royaume Equestria. Celle-ci avait pour habitude de vivre traditionnellement : La magie y était certes autorisé, mais les constructions, et le simple commerce, était purement physique, et peu de magie était utilisé. Mais cela n’empêchait pas les races primaires, Les licornes ou les pégases, de s’installer confortablement au sein de cette communauté. Elle était aussi connue pour autre chose : Les pommes. La ville avait une vingtaine d’hectares de pommiers, toutes aussi mûres et sucrées que les autres. Elle fut tenu par une famille respecté des habitants de la ville…Mais dans leur grange, ou ils stockèrent du foin pour leur bétail, un simple Terrestre, se mit à s’éveiller d’un long cauchemar.
J’ouvris les yeux. Ma vision, encore troublé par mon évanouissement. Je tournais la tête, inspectant mon environnement, et je remarquais que je me trouvais à l’intérieur d’une maison…Je me souvenais que j’étais sous la pluie, croyant que j’allais mourir. Or, ce n’est pas le cas.
‘’Qu’est-ce que je fais ici ?’’ Pensais-je. Je voulais me lever, mais au moment de me mettre debout, mon sabot droit frontal me crissa de douleur. Ma souffrance était constante. Je levais ma jambe, et je constate qu’elle était bandée ! Sous le choc, j’enlevais rapidement celui-ci et vit ma blessure entrain de guérir.
‘’Quel qu’un m’a soigné, et m’a ramené ici…’’ Pensais-je. ‘’Il vaudrait mieux que je m’en aille. Peut-être ils voudront me profi…’’
Je me suis fait interrompre par une ouverture de porte au fond. La lumière de l’extérieur m’aveugla, mais elle s’assombrit par une entité orange mouvante. Ma vision était toujours floue, mais je remarquais qu’elle s’approchait de moi, ce qui me rendait nerveux. Je voulais reculer, mais je vis que mon postérieur était déjà collé derrière des blocs de foins. Je commençais à me préparer mentalement au combat, lorsque l’entité me parla :
‘’Ah ! Enfin, tu te réveilles !’’ Dit-il, avec un sourire. Lorsque j’entendais sa voix, je constatais qu’elle était d’une hauteur féminine, mais très accentué. Je plissais mes yeux, afin de préciser ma vue pour analyser l’entité. Elle était d’une robe orange, avait trois grains de beauté sur les côtés de son visage, une crinière blonde, qui finissait en queue de cheval, tout comme sa queue personnelle. Elle portait un chapeau étrange, avait les yeux verts claires, et sa marque de talent était trois pommes rouges. Je restais méfiant cependant.
‘’…Qui…êtes-vous ?’’ Dis-je. Elle leva son sabot, et répondit avec un sourire :
‘’Celui qui t’apporté ici et t’a soigné au sabot. Tu sais que tu as une sacrée blessure ? Faudrait peut-être aller à l’hôpital.’’ Elle enleva son chapeau, et se présenta : ‘’Mais si tu veux un nom, j’m’appelle Applejack.’’ Dit-elle en fermant les yeux.
Applejack ? Cela me semblait étrange. Je n’avais jamais vu entendu un nom pareil.
‘’Quel nom…assez étrange.’’ Dis-je, stupéfait. Applejack remit son chapeau, ne comprenant pas pourquoi il avait dit cela.
‘’Pourquoi étrange ? C’est simplement mon nom ! Et le tien, j’parie qu’il n’est pas si bizarre que ça !’’ répondit-elle, un peu contrariée. Je sentis de la vexation dans sa voix, et ne voulant pas m’attirer des ennuis dans mon état, je clarifiais ma voix, et me présenta.
‘’ Sutorimu….Mon nom est Sutorimu.’’ Dis-je en m’inclinant. Cette fois-ci, ce fut Applejack qui fut confuse…elle répéta mon prénom.
‘’Suto…quoi ?! C’est du charabia ! répondit-elle en fronçant les sourcils. Tu viens d’où pour t’appeler comme ça ?’’ Malgré que ce n'était qu'une simple question de curiosité, je me sentais menacé. Devenant plus nerveux, Je répondis :
‘’De l’empire Ibex, répondit-il. ''Je viens de l’empire ibex.’’ Celle-ci n’avait jamais entendu un tel empire qui aurait existé :
‘’ …Jamais entendu parler, dit-elle en tournant sa tête par la confusion. C’est nouveau ?’’
Comment elle osait me dire cela ?! L’empire Ibex a existé depuis le deuxième siècle de la création du royaume Equestria. Comment elle osait mettre en question l’existence de mon empire natif ?
‘’Non ! C’est un empire situé à l’est d’Equestria ! Et il a toujours existé !’’ Dis-je, en colère. Surprise, elle recula, et demanda de me calmer :
‘’Hé là, du calme ! Je viens de te soigner, et j’t’ai hébergé une nuit dans la grange,’’ rétorqua Applejack. ‘’C’est comme ça tu réponds à ceux qui t'ont aidés ?!’’
Sous le choc, je regardais mon sabot droit frontal débandé. C’est…elle, qui m’avait soignée ? Je commençais à me sentir mal d’avoir crié sur elle. Pris de remords, je me pardonnais.
‘’Désolé.’’ Dis-je en m’inclinant. Mes jambes tremblaient, non par ce que j’avais mal, mais parce que J’avais peur. J’avais crié sur elle parce que j’étais terrorisé et complétement désorienté. J’avouais mon anxiété.
‘’Je suis perdu, je ne sais pas où je suis, et je suis inquiet pour ma famille.’’ Applejack remarqua la détresse dans les paroles de Sutorimu, et proposa quelque chose.
‘’ Écoute, peut-être que ton empire existe,’’ répondit-elle. ‘’Mais je ne suis pas trop calée dans l’histoire. J’connais par-contre quelqu’un qui pourrait t’aider. J’vais la chercher, puisque tu ne pourrais pas bouger pour un long moment.’’ Elle regarda le sabot de Sutorimu, bien sûr soigné, mais toujours infecté. ’’De plus, si tu veux être en bonne santé, faut te ramener à l’hôpital.’’
Le…quoi ? Je répétais le dernier mot, n’ayant pas compris.
‘’…L’hôpital ? Qu’est-ce que c’est que cela ?’’
J’ai pu entendre un soupir de celle-ci, comme si elle était ennuyée de ma demande. Cela m’avait un peu vexé pour dire la vérité. Cependant, elle me répondit avec un sourire.
‘’C’est un établissement, pour soigner les habitants d’une ville. Une infirmerie si tu préfères.’’
…Donc, c’était un autre mot pour dire ‘’infirmerie.’’. Soulagé de savoir cela, moi qui pensais que c’était un lieu de culte. Je me sentais un peu bête, et rougis en répondant :
‘’Je vois.’'
Applejack vit mon rougissement, et eut un petit rire. Elle me parla de son amie.
‘’Bon, je reviens vite, Je vais vite chercher mon amie.’’ Dit-elle en voulant me rassurer. ‘’Surtout reste là. N’abime pas ta blessure.’’
Je la vis se retourner la porte de la grange, et en sortant, elle ferma la porte derrière-elle. Elle me laissa à nouveau seul dans ce bâtiment immense. Je voulais rester ici, mais je commençais tellement à m'ennuyer, que je m’approchais de la porte, malgré la douleur de mon sabot. Je voulais pousser la porte…Elle ne bougea pas. Je la tirais avec mon sabot gauche…Elle ne bougea non plus ! Elle m’avait enfermée à l’intérieur cette mécréante !
‘’C’est une plaisanterie ?!’’ Dis-je à voix basse, ne voulant pas attirer l’attention. Je me mets à regarder autour, voulant trouver une sortie d’urgence. Pas question d’être enfermé ici ! Après de multiples regards, je constatais qu’il y avait un étage supérieur…seulement atteignable par des échelles. Je regardais mon sabot, sentant déjà la douleur que je vais endurer durant cette simple montée…Mais il fallait que je pars d’ici au plus vite ! Prenant mon courage à deux sabots, j’avançais vers l’échelle, et commençais à monter la première marche. À la simple pression de mon sabot droit, s’en suivait une douleur absolument intolérable ! Je serais mes dents, espérant qu’elle pourrait atténuer ma douleur, mais cela avait très peu d’effet, tant que la souffrance était horrible. Chaque barre que je montais, était pour moi une descente aux enfers. Par miracle, j’étais à la dernière barre, et j’utilisais mes dernières forces pour accéder sur les planches du deuxième étage. Arrivé sur les planches, je m’écroulais, déjà épuisé par la douleur. Mais il fallait que je continue mon escapade. Je sentis mes yeux sous les larmes, mais j’ignorais ce détail. J’examinais l’étage supérieur et vit une autre porte un peu plus petite que la principale. Je me fichais complétement de la forme, tant qu’elle pouvait me laisser m’échapper avant que l’autre terrestre revenait avec des renforts. Je m’approchais doucement de cette porte, et l’ouvrit…pour me retrouver à sept mètres de hauteur…
‘’Je pourrais sauter d’ici…’’ Pensais-je. ‘’Non, tout ce que je réussirais, c’est me casser non seulement la jambe, et au pire, la nuque avec.’’ Je soupirais en voyant ma seule chance de m’évader s’échapper de mes sabots. Et le pire, c’est que j’ai vu la terrestre s’approcher de la grange, paniquée de me voir en haut.
‘’Non ! Fais-pas ça !’’ hurla-t-elle, tout en le regardant avec effroi. ’’Qu’est-ce qui te prends de vouloir sauter ?!’’
Exaspéré, je répondis, assez agressivement.
‘’Pourquoi m’as-tu enfermé ?!’’ Hurlais-je. Je voulais rajouter autre chose, mais je me suis fait interrompre par son ami, qui elle me parla plus doucement…
‘’Écoutez…on veut vous aider,’’ dit-elle, en voulant me rassurer. ’’Mais je vous en supplie, pensez à votre santé ! Elle est déjà assez mauvaise !’’
Je remarquais que sa voix était également d’une hauteur féminine…et malgré que Je suis assez haut sur la distance, j’avais pu facilement la distinguer : Elle était d’une robe violette, avait une crinière bleus-violets très foncés, une mèche violette, et une autre mèche d’une couleur magenta. Sur ma hauteur, je pouvais une forme de pique, supposant alors qu’elle soit une licorne. Elle continua à me parler :
‘’ J’ai déjà entendu parler de votre empire…Ibex, c’est ça ?’’ Répondit-elle, me rendant surpris, et en même temps enfin rassuré de savoir qu’il y a quelqu’un qui sache de quoi je parle. ’’Et Je sais qu’il existe dans l’est d’Equestria !’’ dit-elle en voulant rassurer Applejack, qui elle pensait, qu’il était un peu mentalement dérangé. Elle continua en voulant rassurer cette fois ci Sutorimu :
‘’Mais nous ne sommes pas des ennemis de cet empire, je vous le jure.’’ Dit-elle, d’un sourire rassuré. ‘’Alors, fermez le portail, et nous rentrons à l’intérieur pour discuter calmement…D’accord ?’’
Je fus stupéfait par la sincérité de sa parole, et j’exécutais ses requêtes…Soudainement un mal de crâne intense me fit grimacer de douleur. De grandes gouttes de sueur me coulèrent au front, et la plaie s’intensifia en souffrance. Je commençais à respirer bruyamment, voulant reprendre de l’air, hésitant presque à rouvrir le portail afin que l’air frais puisse me soulager…mes sabots tremblèrent, et j’entendis la voix de cette licorne, inquiète de voir quelque chose qu’il l’avait horrifiée :
‘’Il est blessé ?!’’ dit-elle en effroi, après avoir vu les barres tâchés de sang. Applejack fronça les sourcils.
‘’Eh bien…Oui, mais je ne pouvais pas le ramener à l’hôpital.’’ Répondit-elle, se sentant coupable. ‘’Je n’avais pas trop confiance à ce type.’’
Inquiète, elle monta les échelles, tout en essayant d’éviter les traces de sang…et vit Sutorimu, souffrant, et mal en point…il respirait bruyamment, et transpirait également. Elle s’approcha de lui, en demandant d’un air inquiet :
‘’Vous allez bien ?’’
Je me contentais simplement de hocher la tête, chaque mouvement que je faisais était un effort considérable. Mais…je… subitement…sentais mes paupières lourdes…Applejack le vit s’effondrer, et le rattrapa de justesse, manquant de se frapper la tête contre le plancher. Elle toucha son front, et remarqua qu’il était fiévreux ! Elle demanda à son amie de le tenir :
‘’Prends le vite, Twilight.’’ Cette dernière se mit devant Sutorimu pour le mettre sur son dos. Applejack continua en proposant :
‘’Je vais chercher Big Mac. On va le faire sortir par le portail, et on le ramène illico à l’hôpital.’’
Twilight accepta le plan mais demanda à cette dernière de se dépêcher :
‘’Dépêche-toi, Il ne va pas tenir longtemps ainsi !’’ Dit-elle en le regardant, inquiète. Applejack hocha la tête, et descendit aussi vit qu’elle put…Tandis que Sutorimu dans son inconscience, disait à voix faible des mots….
‘’Cap…pitaine…fuir…tenir...mort…’’ Entendant ces mots, Twilght mit son sabot sur sa bouche de demanda de chuter :
‘’Chut…Repose toi, gardes tes forces…Bon sang, qu’est-ce qu’elle fiche ?’’
Subitement elle entendit son nom se faire crier dehors. Elle regarda, et remarqua Applejack, avec son Frère Big Mac, concentré sur ce qu’il devait faire. Il attacha une genre de boîte en bois, sur la grue, tandis que sa sœur, tira de toutes ses forces avec ses dents pour le ramener en haut. Elle incita à Twilight de le mettre à l’intérieur. Elle tira Sutorimu dans la boite, en le mettant en sécurité, et descendit en bas pour aider Applejack à lâcher la corde tout doucement vers le chariot parqué en dessous par Big Mac…Ce dernier donna la cadence du rythme pour baisser la boite sur le chariot :
‘’Doucement…’’Il vit la boite se poser à l’arrière de son chariot, et la détacha de la grue. Il se dépêcha d’installer sur son collier d’épaule, les harnais pour le chariot, tandis qu’Applejack et Twilight le sortirent de la boite. Elle la demanda de le sortir doucement avec sa magie :
‘’Doucement…Voila. Parfait.’’ Sutorimu était hors de la boîte, alors qu’elle la poussait pour alléger le chariot. Elle demanda à Big Mac d’y aller :
‘’Vas-y ! Ramène-nous à l’hôpital, mais conduit prudemment...’’ Dit-elle en regardant Sutorimu. Big Mac répondit d’un simple mot :
‘’Eyeuup.’’
Ce dernier tira aisément le chariot, et partirent vers la ville…évidemment l’hôpital se trouvait tout près de la gare et il fallait passer par le centre pour y aller. Alors que Big Mac avançait rapidement, Twilight tenait le corps de Sutorimu, afin qu’il ne se blesse pas d’avantage avec les secousses. Applejack cependant, descendit du véhicule, et avançait un peu plus loin, en avertissant les habitants qu’il y a urgence :
‘’Attention, on a un blessé ! Laissez-nous passer !’’ Hurla-t-elle. La population vit le chariot arriver assez hâtivement et firent hâtivement de la place, quitte à se marcher dessus pour que le chariot puisse rapidement avancer. Elle se mit à courir devant afin de guider le chariot vers l’hôpital, et ainsi espérer d’arriver le plus vite que possible. Arrivé vers la gare, elle prit le chemin menant à l’hôpital de la ville, et au bout d’une quarantaine de secondes de course, ils arrivèrent finalement vers le bâtiment. Voyant l’agitation qu’a causée le chariot, deux brancardiers sont arrivés, prêts à reprendre le relais. Le chariot s’arrêta devant l’entrée, et Ils prirent Sutorimu doucement hors du chariot. Ils le déposèrent sur un chariot-brancard, et le poussèrent à l’intérieur… L’un des brancardiers demanda des infos :
‘’Il est évanoui depuis combien de temps ?’’ Applejack répondit en reprenant son souffle :
‘’Environ…cinq minutes. C’est grave ?’’ Ce dernier eut un air rassurant :
‘’Non, c’est bon. Son battement de cœur, a un rythme régulier, c’est juste la fièvre qui est inquiétante.’’ Répondit calmement le brancardier. ‘’C’est surement la blessure qui le rend souffrant. Depuis quand il est blessé ?’’
À nouveau, c’est Applejack qui répondit :
‘’Aucune idée. J’l’ai hébergé cette nuit. J’ai un peu désinfecté la plaie, mais c’t’imbécile l’a rouverte.’’
Un autre infirmier s’approcha d’eux par la porte d’une chambre, en voyant Sutorimu respirer bruyamment :
‘’C’est grave ?’’ Son collègue répondit. ‘’Non, juste le sabot blessé,’’ Dit-il en voulant rassurer. ‘’Il a été tailladé sur le long de la lacune médiane et va jusqu’à la première phalange. On voit qu’il aurait pu se refermer, mais il a fait un mouvement brusque, et ça a sûrement approfondi la blessure jusqu’à l’os. Faudra la cicatriser.’’
Les deux brancardiers, poussèrent encore vers une porte ou est inscrit ‘’salle d’opération’’. Dès passé, l’infirmier bloqua la route des deux poneys :
‘’Désolé, mais pour des raisons sanitaires, vous ne pouvez pas rentrer.’’ Dit-il en voyant Applejack contrariée. ‘’Nous nous occuperons de votre ami à présent. Merci de votre aide.’’
Il entra dans la salle, Les portes entrouvertes montrèrent Sutorimu déjà équipé d’un masque respiratoire…Twilight soupira, mais au final fut soulagé :
‘’Au moins, il est entre de bons sabots.’’ Dit-elle avec un sourire. Applejack fut fatigué et en même temps, se sentait coupable de ne pas avoir ramené Sutorimu à l’hôpital plus tôt :
‘’J’ai besoin de m’asseoir quelques minutes… ‘’ Dit-elle en ayant la voix un peu dépressive. Elle se retourna, et marcha vers la réception de l’hôpital, suivie par Twilight qui était juste derrière elle. Avant de s’asseoir, Applejack sortit vite de l’hôpital, et remercia son frère de l’avoir aidé.
‘’Merci Big Mac de nous avoir aidés. Je te r’vaudrais ça.’’ Dit-elle en ayant un sourire chaleureux. Ce dernier sourit, malgré son air dépressif, et répondit de la même tonalité qu’avant :
‘’Eyeuup.’’ Pensant qu’il n’est plus utile, il repartit de l’hôpital, et se remit en route à la ferme, pour reprendre le travail, là il ou l’avait laissé. Quant à Applejack, elle rentra dans l’immeuble, et alla s’asseoir sur les chaises d’attentes en croisant ses sabots, et en fermant ses yeux pour méditer et digérer tous ces nombreux évènements…
Pendant ce temps vers la salle d’opération, Sutorimu se faisait opérer son sabot par un chirurgien, qui s’occupa de nettoyer la blessure…Et pour éviter le risque de réveil, il appliqua un dernier sédatif….
…Me sentant à peine éveillé, j’ouvris les yeux…et constata avec effroi que je me retrouve dès à présent sur une plage, dont j’ai jamais mis les sabots ! Mais quelle sorcellerie pourrait me causer ceci ?! Serait-ce la licorne qui m’aurait maudit ?!
‘’Je deviens fou ! Quel est cet endroit cauchemardesque ?!’’ Hurlais-je, ne sachant plus quoi faire d’autre. Je perdais mon sang froid, et que je courrais sur tout la plage, avant de constater durant une brève course, que je suis revenu sur mon point de départ…L’île était relativement petite, et au centre, il n’y avait qu’une petite végétation, ainsi qu’un palmier. Je m’approchais de la mer, et je pus sentir le liquide traverser entre mes sabots, qui par ailleurs ne me faisait plus grand mal. Soudain, une vision d’horreur m’est parvenue dans mon esprit…serais-je…mort ? Ne voyant aucune autre théorie plausible, j’appliquais celle-ci.
‘’Ça y est, je suis décédé. Mort dans le déshonn-‘’ ‘’Mais non, tu ne l’es pas.’’ Je fus sous le choc…Je m’étais fait couper par cette voix infernal ! Pris de colère, Je me retournais, et vit cette-fois-ci avec précision l’entité. Mais avant que je puisse l’analyser, elle disparut en un éclat de lumière ! Sachant qu’elle était cette fois-ci présente, je l’ordonnais de se montrer :
‘’Encore toi ?! Montre-toi cette fois-ci ! Pauvre lâche !’’ Entendant cette insulte, la voix prit un air d’indignation :
‘’Eh ben, moi qui t’entendre de ta part merci…Je me suis lourdement trompé.’’ Me répondit-il, clairement déçu que j’ai pu dire cela. Surpris, je me demandais pourquoi je devrais le remercier. Autant en avoir le cœur net, je lui posais la question.
‘’Et pourquoi devrais-je te remercier ?’’ Répondis-je, curieux et en même temps, méfiant. J’attendis quelques secondes, avant de voir une lumière éclater dans le ciel. Je crus tout d’abord, que le soleil me tombait sur la tête, mais je remarquais, qu’un cervidé, descendit doucement sur le sable blanc. Le fait est que sa robe était presque transparente, n’ayant comme couleur un bleu écarlate, ce qui m’avait réellement choqué, c’était ses cornes de bois, qui furent gigantesques, ayant certainement des décennies de croissance. Je plissais mes yeux, tant que sa robe transparente brillait d’un éclat stupéfiant. Malgré sa lumière, j’ai très bien pu distinguer un sourire sur son visage.
‘’C’est moi qui t’ai sauvé, lors de ton combat suicidaire contre la chimère. Tu t’en souviens ?’’ dit-il. C’était lui qui…m’avait sauvé ? Soudainement, Je ressentis un énorme mal de crâne, en me rappelant de la tragédie que j’étais témoin. Tous ces morts, seulement pour le plaisir de cet…être démoniaque !
‘’Oui. Je m’en…souviens.’’ Répondis-je, essayant de retenir ma conscience un peu plus longtemps. Alors que j’avais mon sabot sur mon front, j’ai pu entendre dans sa voix une sorte de colère, un genre de ton que l’on prenait pour gronder un poulain.
‘’Crois – moi tu as eu beaucoup de chance de t’en tirer,’’ Dit-il en fronçant ses sourcils. ‘’Discord, la créature chimérique, n’est pas un démon à prendre à la légère. Il est puissant, fourbe, calculateur et manipulateur.’’ J’enlevais mon sabot du front, pour la regarder, attentif à ses paroles. ‘’Il pourrait jouer avec tes émotions comme avant, lorsque tu avais voulu prendre la fuite. Il voulait te tuer par la peur. C’est pour cela, que je t’ai rapporté ici.’’
Je fus abasourdi par ce que ce cervidé venait de me dire. C’était lui qui m’avait transporté sur ce bout de sable, encerclé par des milliers d’hectares d’eau ?!
‘’Tu m’as transporté dans un autre monde ?!’’ Hurlais-je, fou de rage de finir ainsi ma vie. Je sentais un vent violent me frapper au visage, alors que le cervidé surprit, me ria au museau, et répondit avec un calme exceptionnelle :
‘’Mais non. Ceci EST ton monde.’’ Surpris, je ne comprenais pas.
‘’Mon monde ?’’ Dis-je. ‘’Comment est-ce possible ?’’ Il me donna une explication un peu plus précise.
‘’Ce que tu vois actuellement n’est pas le vrai monde.’’ Dit-il en voulant bien me faire comprendre. ‘’ Tu n’es, ni à Ibex, Ni à Equestria, ou quoi que soit d’autre. Tu es dans ton monde onirique. Le monde de tes rêves si tu souhaites.’’ Abasourdi, je restais la bouche ouverte, alors qu’il continua son explication :
‘’Chaque être, qu’il soit intelligent ou pas, à son propre monde onirique.’’ Dit-il en prenant une inspiration et poursuit. ‘’ C’est juste la forme qui peut être différente. Dans ton cas, Le tien représente l’île, synonyme de sérénité, mais aussi de colère.’
’
Je ne comprenais pas réellement la métaphore que voulait dire ce cervidé, mais je constatais qu’il n’avait pas répondu à ma question principale.
‘’Mais…alors dans quel monde m’as-tu transporté, cervidé ?’’ Dis-je inquiet. ‘’Suis-je tombé dans un autre univers ?’’ Il me regardait en voyant mon visage troublé et tourmenté. Sa seule réponse était de fermer les yeux, et de me répondre :
‘’Avant de dire que tu sois tombé dans un autre univers, tu devrais plutôt te poser la question :’’ Il marqua une pause et finit sa phrase :
‘’ À quelle époque, suis-je tombé ?’’ Surpris de sa réponse, je demandais des précisions :
‘’ Comment ça, quelle époque ? Arrêtez de me rendre confus, cervidé,’’ Répondis-je devenant irrité, voulant revoir ceux qui m’étaient cher.
‘’Je veux savoir, et vous avez la réponse.’’ Il soupira, en secouant sa tête :
‘’Tu es têtu, comme tous les Ibexiens. Tu veux une réponse ?’’ Il ferma les yeux, et les rouvrit, en ayant les iris blanc, le rendant terrifiant :
‘’Tu l’auras maintenant !’’
J’ouvris mes yeux aussi rapidement qu’un éclair…Je les refermais quelques secondes plus tard, n'arrivant pas m'adapter à la lumière…Après avoir récupéré tous mes cinq sens…J’eus une vision particulièrement précise. Je me trouvais dans un lit, couvert sous de nombreux draps, et j’étais dans une position assise. J’entendis aussi un bip constant, et voulant savoir d’où venir le bruit, je regardais aux alentours, avant de trouver cette boite blanche. Nerveux, Je regardais ce qui était inscrit :
‘’89…93..99..112…’’ Pensais-je à voix haute…que signifiait ces chiffres ? Serait-ce un code… ? Au moment de soupirer pour me relaxer, je vis le chiffre retomber à 80. Elle peut contrôler les émotions ? Je n’avais jamais entendu une pareille technologie. Ce qui, me prouvait au moins une chose concernant ma situation : Je n’étais plus à Ibex. Je sentis un autre bout de tissu enroulé vers mon sabot droit frontal. Et je me mis à la fixer. Elle était bandée correctement, et la douleur, était par miracle moins douloureuse…
Une minute ! La terrestre orange, m’avait parlé qu’elle m’emmènerait dans un ‘’hôpital’’… serait-ce le lieu médical ? Je serais à l’infirmerie alors ? La pièce était toute blanche, ayant seulement une seule fenêtre, me montrant de vastes plaines vertes, ainsi qu’au fond, des alpes lointaines. À mon côté, une simple table de nuit, avec de nombreux affaires…Mon armure ! Je la vis près de celle-ci, posé sur une simple chaise. Elle était assez rouillée, probablement dû à la pluie. A ses côté, il eut ma lame, offerte par mon père. Père…Mère…J’espère que vous allez bien. Je voulais fermer les yeux et méditer calmement, jusqu’à ce que je j’entendis une porte s’ouvrir. Je vis un étalon portant un genre de veste blanche s’approcher de moi. Il était d’une robe blanche, était une licorne et avait une barbe de bouc noire. Je ne pouvais pas voir sa marque de talent, mais il portait des lunettes, lui grossissant un peu ses yeux, et le rendant un peu plus intimidant. Il me salua joyeusement.
‘’Bonjour !’’ Dit-il en toute franchise. ‘’ Je vois que vous êtes en pleine forme !’’ Il me sourit davantage, me rendant un peu perplexe. Je restais méfiant cependant.
‘’Qui…êtes-vous ?’’ Répondais-je, lui montrant mon manque de confiance envers lui. Mon visage se tournait vers cette boîte étrange. ’’Et pourquoi cette…boîte fait-il un bruit constant et assourdissant ?’’ Surpris par la question, l’étalon me répondit, un peu hésitant :
‘’…Mon nom est Docteur Nose Bleed.’’ Dit-il calmement, reprenant sa posture.’’ Je suis le médecin qui surveille votre état actuelle et santé.’’ Je me calmais, faisant un peu plus confiance. C’était un mire, mais j’avais appris que le mot ‘’médecin’’, était le nouveau mot de la langue moderne pour définir un mire. Il continua en m’expliquant ce que c’était cette boite au chiffre changeant.
‘’ Et cette boîte,’’ dit-il en souriant,’’ C’est un électrocardiogramme.’’ Je fronçais mes sourcils, n’ayant absolument rien compris. Venait-il de me lancer un sort ?
Le docteur notait les sourcils froncés de Sutorimu, et résuma dans une forme un peu plus vulgaire :
‘’En d’autres termes,’’ Il clarifia sa voix et continua ‘’c’est une machine, permettant de vérifier le battement du rythme de votre cœur.’’
Ma…Machine ? Comment-ça, Machine ? Je connaissais les machines de guerres, mais jamais je n’avais entendu de telles choses…Mais pour résumer sa phrase, elle vérifiait l’état de mon cœur. Donc rien de dangereux, à priori. Je vis le docteur s’approcher de moi, et particulièrement de mon côté droite, ce qui me rendit nerveux, et donc augmentait la cadence de ce bruit infernal.
‘’Mais passons aux choses sérieuses voulez-vous ?’’ Dit-il en reprenant un peu du sérieux.
Il prit soudainement mon sabot, qui par réflexe, Je le secouais de sa prise. C’était peut-être un mire, mais cela ne veut pas dire, qu’il ait ma confiance entière :
‘’Que faites-vous !?’’ Grognais-je, voulant montrer ma menace. Ce dernier prit un peu peur, et recula, en me répondant :
‘’Écoutez, si vous voulez guérir, il faudra être coopératif.’’ Dit-il, gardant un sérieux sans flancher.’’ Vous nous aidez, et nous vous aidons. Est-ce que vous voulez me laisser regarder votre plaie ?’’
Je sentais de l’antipathie dans sa voix, mais plus à propos de ma réaction que de la situation. Mon sabot était soigné certes, mais elle n’était pas guérie. Cette mire, est peut-être ma seule chance de récupérer mon sabot. À contrecœur, je posais mon sabot sur le lit, ne montrant aucune résistance. Je l’ai vu sourire, ayant cru que je revenais à la raison. Cela ne voulait pas dire cependant que je renonce à ma méfiance. Il prit mon sabot, et débanda soigneusement, afin de voir la plaie. Elle avait un peu rougi,
probablement dû au sang coagulé. Le docteur soupira :
‘’ C’est une vilaine plaie.’’ Dit-il. Il me regarda et me posa une question. ‘’ Est-ce que j’ai l’autorisation de la toucher, avant que je risque d’avoir un sabot dans la figure ?’’ Je n’avais réellement pas confiance à cet étalon, mais s’il m’avait posé la question, c’est qu’il avait au moins un respect envers moi. J’acceptais sa demande :
‘’Très bi-HNNG !!’’ Il avait touché la plaie d’un coup rapide, ce fou furieux !
‘’ Vous êtes malade ?!’’ Hurlais-je. Ce dernier soupira, et répondit :
‘’Arrêtez de faire le bébé. J’ai vu des poulains avec des plaies plus terribles que ça,’’ Dit-il.’’ Et ils ne m’ont pas fait un fromage. ‘’ Je gardais ma colère contre lui, mais la douleur m’obligea à serrer les dents… Il lâcha mon sabot, et conclu avec un sourire :
‘’Bon, la blessure s’est bien cicatrisé.’’ dit-il en ne cachant pas sa fierté. ‘’ Mais il faudra beaucoup de repos, avant de le pouvoir réutiliser. Alors, faites attention à ce que vous faites dès à présent.’’ Je vis mon sabot, toujours tracée de la plaie rouge, et me sentit soulagé que tout était pour le mieux.
‘’Merci, Mire.’’ Dis-je, en gardant mon sérieux. Ce dernier fut un peu surpris de la notion que Sutorimu a utilisée pour le nommer.
‘’…De...De rien.’’ Dit-il en hésitant. Il continua en reprenant sa posture ‘’ Je vais vous laisser pour l’instant. Une infirmière viendra plus tard pour vous faire un nouveau bandage.’’ Il marqua une pause, et nota rapidement quelque chose sur le bloc posé sur la table. ‘’Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appuyez sur le bouton au-dessus de vous, d’accord ?’’ Je vis effectivement une longue corde descendre au-dessus de moi, et je hochais la tête au mire, même si, je n’avais toujours pas compris par ce qu’il voulait m’expliquer.
Alors que je l’ai vu partir, je reposais ma tête sur le coussin moelleux, pour repenser à tous ces évènements. J’allais l’établir en plusieurs étapes, pour résumer totalement mon historique depuis mon arrivé dans cet…univers. Premièrement, La morphologie des poneys n’ont pas changé. Je n’ai pas encore vu un pégase, mais si une licorne comme ce mire, ou une terrestre comme... Comment était-ce son nom déjà…Jack ? Appalajack ? Enfin bref, quoi qu’il en soit, n’avait pas changé, elle était restée comme la plupart des juments, morphologiquement. Je sais qu’alors, que je suis resté dans la même dimension.
Deuxièmement, les paroles du mire m’étaient assez troubles. C’était presque des mots qu’il utilisait presque tous les jours, et pourtant, c’était la première fois que je les ai entendu. Serait-ce un dialecte utilisé par ces habitants, ou est-ce la nouvelle langue moderne ? Je sais que nous avons été tous Equestriens avant la création d’Ibex, et que donc la langue moderne était notre première langue. La deuxième, L’Ibexien, était plus traditionnelle qu’officiel. Elle fut surtout créée pour filtrer nos messages. Mais notre langue primaire, était au même niveau que celle d’Equestria en 995. Pourtant, ses mots ont été plus compliqués…Je cherche peut-être trop loin. C’est un mire, et les mires sont connues pour être très sages dans leurs mots. Cependant… Il était troublé lorsque je l’avais remercié. Au moment que j’allais fermer les yeux afin de méditer à tout ces énigmes, la porte s’ouvrit à nouveau, et je vis un autre poney, une jument cependant. Elle était d’une robe ambre, portant une chemise blanche et un genre de béret ornée un cercle rouge, et d’une croix blanche dessus. Elle poussa un genre de chariot contenant un rouleau blanc, et un tube contenant quelque chose. En dessous, J’ai vu une sorte de cloche ronde. Elle me salua :
‘’Bonjour ! Je ne vous dérange pas ?’’ Dit-elle, en croyant qu’il dormait. Je voulais à tout prix rester méfiant, mais son sourire…me charmait, et me fit rougir :
‘’N-non, entrez seulement.’’ Répondais-je bêtement. A ces mots, elle poussa son chariot à côté du lit, et prit le sabot de ce dernier, et examinait ma plaie avant de prendre mon sabot. Par reflexe, j’aurais agité mon sabot, ne voulant pas qu’elle le touche, mais de la façon dont elle avait pris…fut très attendrissant. Elle me parla en souriant :
‘’Bien, Ça se guérit doucement,’’ Dit-elle en répétant les phrases du docteur.’’ Mais pour être sûr…’’ Elle tourna sa tête et prit le tube étrange qui était posé sur le plateau. Elle enleva le bouchon, et pressa le contenu dehors directement sur ma plaie. Au moment du contact, Je sentis un froid, qui me fit grimacer…je sentis son sabot frotter sur le mien doucement…Cela me calmait, mais de la manière d’un poulain, je lui posais la question :
‘’Que me faites-vous ?’’ Dis-je en baissant mes oreilles, et souriant de mon rougissement.’’ C’est…froid.’’ Celle-ci me regarda, et j’ai pu voir ses yeux, me regardant étrangement, avant reprendre un sourire maternel. Elle me répondit en fermant les yeux, et en continuant à étaler doucement la matière visqueuse sur ma plaie.
‘’ C’est du gel qui désinfecte la plaie. Elle permet à ce que aucune maladie puisse vous contaminer.’’ Je sentis son deuxième sabot en dessous du mien, ce qui me fait rougir davantage. Je voulais la remercier de façon normale, mais mes pensées dirent autre chose :
‘’ Vous…êtes très jolie.’’ Surpris, elle ouvrit les yeux, et me regarda, un peu ahurie. Que je suis stupide ! Je me rectifiais en disant autre chose :
‘’ Je veux dire…vous êtes très professionnelle.’’ Elle me regarda toujours un peu ahurie, mais reprit son massage sur mon sabot, en ayant un petit rire.
‘’ Merci.’’ Dit-elle en laissant couler un petit rire entredeux…prenait-elle compte de ce que j’avais dit en premier lieu ?...Je suis déshonoré à vie…Elle me parla en disant d’une voix mielleuse :
‘’ Voilà, c’est terminé…’’ Dit-elle en se retournant, prenant le bandage par la suite.’’ Je vous demanderais de ne plus utiliser votre sabot droit frontal après que je l’ai bandé, d’accord ?’’
Comme un poulain, je hochais la tête, Alors qu’elle commença à me bander doucement de la lacune médiane, jusqu’à la première phalange…Après avoir fini tout ce travail, elle tint le bandage avec son sabot droit frontal, et en regardant à nouveau le plateau, gisait une épingle. Elle le prit, et perça un trou sur le bandage tenu, pour fixer le tout. Étrangement, la plaie ne me faisait absolument plus aucune douleur, ce qui mit fit sourire. Elle le remarqua, et répondit :
‘’Voila…Ce n’était pas très dur. Elle enleva le plateau, et le remplaça avec cette cloche étrange. Le bas du chariot était désormais ouvert, et elle put le pousser jusqu’à ma hauteur. Elle enleva la cloche et j’ai pu voir un bol de liquide beige, sur lequel flottaient quelques bouts de carottes bouillies. À ma droite un quignon de pain, et un verre d’eau. Elle m’expliqua mon plat :
‘’ Potage de pomme de terre et aux carottes bouillies.’’ Dit-elle en fermant les yeux, avant de les rouvrir. Elle proposa son aide. ‘’Vous-voulez que je vous aide à manger ?’’
Rougissant fortement, je refusais en hébétant.
‘’ N-N-Non, merci beaucoup. ’’Dis-je, toujours rouge.’’ Je serai m’en tirer.’’ Elle sourit, et se tourna vers la direction de la porte. Elle me regarda, toujours en souriant :
‘’Si vous avez besoin de moi, pressez sur le bouton au-dessus de vous.’’ Je regardais à nouveau le ‘‘bouton’’ et je hochais la tête vers cette infirmière. Je l’ai vu sortir de la chambre… par toute les races, quels flancs…Je secouais ma tête, et je me sentais très gêné par mes pensées… Je vis ma soupe se refroidir, et je décidais de la manger…Malheureusement, je suis droitier…
‘’Autant se débrouiller avec la gauche’’ pensais-je. J’ai pris ma cuillère, mis celle-ci dans ma soupe, et avec un peu dextérité, put entamer tranquillement ma soupe….
Après une dizaine de minute, je finissais ma soupe, mon quignon de pain, et en final le verre d’eau…enfin rassasié, n’ayant rien mangé depuis hier, Je posais ma tête sur mon coussin, et me reposais finalement mes yeux en m’assoupissant.
…J’ouvris mes yeux, pour me retrouver à nouveau sur cette île. Je vais l’appeler l’île Oni. C’est un nom qui passe bien…Je constatais que mon dos était sur le sable blanc, et je me levais tranquillement. Je vis la mer vaguer sagement son eau, comme une véritable. Tout cela semble si vrai, et pourtant c’est si faux. Piqué d’une curiosité, je m’approchais de celle-ci, et but son contenu, avant de recracher aussi tôt. L’eau avait un goût salée, évidemment…mais, comment est-ce possible ? Soudainement j’entendis un rire fort derrière moi. Je me retournais et, je vis à nouveau le cerf, souriant :
‘’ Hé bien, on a soif à ce point ?’’ Plaisanta Le cervidé. Je me gênais un peu, et répondit :
''Ce ne sont pas vos affaires, cervidé.’’ Ce dernier fut frustré, et répondit ennuyé.
‘’ J’en ai marre que tu m’appelles Cervidé.’’…Il ferma les yeux, et les rouvrit, ayant une révélation.
‘’Ah ! Je sais, dorénavant, tu m’appelleras…Kaiser.’’ Dit-il, fièrement.
Kaiser ? C’est quoi leur problème, à avoir des noms aussi étranges les uns que les autres ? Je revenais à ma précédente discussion avec le Cerf :
‘’Vous aviez dit que j’aurais la réponse de mon lieu.’’ Dis-je, déçu de n'avoir pas encore eu un seul évènement. ’’Quand, est-ce que je saurais ou je suis ?’’ Il eut un sourire et répondit :
‘’ Maintenant.’’ Dit-il en regardant à l’arrière. En regardant ses yeux, je me retournais vers la mer…et une vision d’horreur me surgit au visage. Une vague d’une quinzaine de mètres de hauteur s’approchait dangereusement vers l’île. Je me retournais, et vit Kaiser sourire. Enragé, je m’approchais de lui :
‘’ Que se passe-t-il ?!’’ Demandais-je, presque comme un ordre. Ce dernier me répondait même pas, il me sourit au visage, et disparut dans un éclat de lumière. Je hurlais son nom.
‘’ KAISER !’’…Plus une apparition, seulement la vague s’approchant et son bruit infernal. Je me retournais, paniqué, reculant à tatillon…Sentant ma sentence arriver, je restais devant le torse bombé, et en fermant les yeux. J’entendis le bruit de la vague s’intensifier, et…
…Je sentis une couverture humide, et un matelas mouillé par la transpiration.
‘’Ce...n’était qu’un rêve ?’’ Pensais-je. Je me rappelais de ce que m’avait dit Kaiser à notre première rencontre, Le monde onirique. J’aurais dû m’en douter, et pourtant, la peur fit trembler mon corps entier. J’avais les yeux fermés, mais je décidais de le rester, pour essayer de me rendormir.
‘’ Bonjour.’’ Surpris, j’ouvris mes yeux aussi rapidement que la lumière, avant le soleil, m’aveuglait pleinement les yeux, m’obligeant à les refermer aussitôt…La vision était troublé, mais ma vue se précisa de seconde en seconde, et j’ai constaté que le soleil était sur le point de se coucher…Ce qui m’avait surpris, c’était l’entité qui se présentait devant moi. Elle était plus grande que n’importe quel poney, avait une robe blanche pure, Elle portait un genre de plastron qui protégeait son poitrail, recouvert d’une fine couche d’or, et il y avait une sorte de gravure, représentant un soleil. Elle portait également un diadème en couleur d’ivoire. Elle me sourit et me resalua :
‘’Bonjour, Vous avez bien dormi ?’’ Dit-elle, gardant son sourire. Son aura…elle dégagea une sécurité que je n’avais jamais ressenti. Cependant, cela n’atténuait pas ma méfiance.
‘’Qui…êtes-vous… ?’’ Dis-je, un peu curieux. ’’On dirait que vous êtes la symbiose parfaite des trois races.’’ Elle eut un petit rire en entendant ma phrase.
‘’Ah ? Vraiment ?’’ Elle garda son petit rire.’’ C’est peut-être que je suis une symbiose parfaite. Je suis une alicorne.’’ Surpris, Je remarquais seulement maintenant la corne et les ailes. Je tremblais un peu…Est-ce…La reine de ce Royaume ? Celle qui aurait fondé… ?
‘’Reine…Faustia ?’’ Elle eut un air surprise, mais sourit en répondant.
‘’Non, Mais tu y es presque.’’ Dit-elle, toujours un peu surpris qu’il puisse répondre cela. ‘’ Mon nom, est la princesse Celestia. Fille des fondateurs Equestre, et Faustia.’’
Je tombais sous le choc ! Cette alicorne est la fille des fondateurs ?! Je voulais m’incliner, mais elle m’interrompit :
‘’ Je t’en prie, pas de formalité.’’ Dit-elle, voulant me rassurer.’’ Je n’ai pas besoin que tu t’endommage davantage.’’ Je levais mes yeux, et je vis celle-ci me sourire…Cependant, toute mes pensées, me furent trouble. Je n’arrivais pas à poser une seule question.
C’est elle qui commença mon interrogation.
‘’ Très bien.’’ Dit-elle en marquant une pause. ‘’ Je vois que tu es un peu troublé, alors je vais commencer mes questions si tu souhaites. Premièrement, comment est-ce que tu te nommes ?’’
Je répondis de façon hésitante.
‘’ Su..Sutorimu, votre majesté. Je suis d’originaire de –‘’ ‘’L’empire Ibex, c’est cela.’’
Je fus sous le choc. Comment elle le savait ?!
‘’Comment-savez-vous que je suis Ibexien !?’’ Demandais-je, augmentant ma suspicion envers elle. Elle me sourit, lâchant un petit rire.
‘’Ton armure me suffit amplement comme preuve.’’ Dit-elle, gardant son sourire ‘’Seul l’armée Ibexienne utilisait ces armures qui étaient adaptés pour les trois races, je me trompe ?’’ Je regardais l’armure, parfaitement visible, et réalisant qu’elle était présente avant même l’arrivé de la princesse, je me gênais terriblement d’avoir mis en doute une princesse d’un royaume alliée.
‘’ Pardonnez-moi,’’ Dis-je en inclinant ma tête. ‘’ Je méritais être banni à jamais de votre royaume, et je devrais être déshonoré de mon héritage.’’ Elle eut à nouveau un petit rire…Cependant quelque chose me piqua l’esprit lorsque elle voulut me prouver d’où est-ce que je venais.
‘’Majesté…’’ Dis-je, par respect. ’’Que voulez-vous dire par ‘’seul l’armée Ibexienne utilisait’’ ? L’empire existe toujours non ?’’ Elle grimaça à cette question, ce qui me rendit très nerveux. Je l’appelais à nouveau :
‘’…Majesté ?’’ Elle ferma les yeux, et me répondit
‘’…J’ai bien peur, que cela ne soit plus le cas.’’ Soudainement une peur incompréhensible me montait à la gorge, comme si elle allait me dire quelque chose qui allait me rendre fou de chagrin.
‘’Que…’’ Je marquais une pause pour engloutir ma salive.’’…Que voulez-vous me dire ?’’ Elle soupira, ne souhaitant vraiment pas le dire. Mais Sutorimu est Ibexien, et est en droit de le savoir.
‘’ Je suis navré, mais l’empire Ibex, autrefois allié de Equestria et de Cervidas, a été radié de la carte.’’ Dit-elle impassiblement.’’ L’empire n’existe plus désormais.’’
…Je ne savais plus quoi dire. Je regardais celle-ci croyant qu’elle me jouait un mauvais tour, en attendant un sourire. Mais je ne vis que la dure tristesse de la vérité, qui envahissait non seulement son cœur, mais également le mien. J’ouvris la bouche, mais aucun son n’en sortait. Je voulais réfléchir mais mes pensées furent confuses et inexplicables. Lorsque la princesse m’annonçait cette terrible nouvelle, l’espoir de revoir un jour Ibex et ma famille…se sont effacés, comme un souvenir. Il ne me restait qu’une seule chose à faire. Je vis ma lame au côté de mon armure, je sautais du lit, je mordis la manche, alors que j’avais entendu entredeux la princesse Celestia surpris de ma réaction soudaine.
‘’ Que fais-tu…’’ Elle eut un choc en voyant ce que Sutorimu allait faire, elle cria. ‘’Non !!’’ Elle utilisa sa magie d’une couleur dorée pour bloquer la lame, m’empêchant de mettre fin à mes jours…. Elle jeta la lame de l’autre côté de la chambre, et me prit dans ses sabots, comme une mère le ferait à un poulain. Ensuite des larmes coulèrent de mes yeux, n’arrivant pas à arrêter le flot… Je me sentais bercer par la princesse qui m’apaisait un peu de ma peine. Traumatisé par la nouvelle, je fermais les yeux, et soudainement je ne sentais plus mon corps.
‘’Je…suis réellement désolée,’’ Dit-elle, en fermant les yeux, gardant sa tristesse. En même temps, la porte de la chambre s’ouvrit et Applejack ainsi qu’un groupe entier entrèrent avec un sourire, avant de l’effacer par la scène…Twilight, la licorne violette, fut particulièrement sous le choc.
‘’Prin…cesse Celestia ?’’ Hébétait-elle, la voyant bercer Sutorimu. Celle-ci regarda son étudiante s’approcher d’elle et répondit :
‘’ Twilight.’’ Dit-elle en souriant. Elle regarda Sutorimu qui s’était évanoui, traumatisé mentalement par cette nouvelle. Elle le lévita avec sa magie, et le posa à nouveau dans le lit, n’oubliant pas de le couvrir. ‘’Est-ce que l’une de vous peut me donner des nouvelles concernant durant son séjour içi ?’’ Dit-elle, d’un air sérieux. Twilight se proposa :
‘’Je peux le faire Princesse, Il n'y a pas de problème.’’ Dit-elle, souriant de vouloir aider. Celestia sourit, et lévita la lame de Sutorimu en le prenant avec. Twilight, un peu surpris, demanda la raison qu’elle prenait cela avec.
‘’Princesse, pourquoi prenez-vous ça avec ?’’ Dit-elle, curieuse. ‘’ C’est à lui, non ?’’ Celestia soupira, ne voulant pas réellement répondre à la question. Mais comme celle-ci avait aguichée tout le groupe, elle répondit honnêtement.
‘’ Cet étalon….’’ Elle marqua une pause avant de continuer. ‘’…Cet étalon a voulu mettre fin à ses jours avec cette épée.’’ Le groupe entier, particulièrement Applejack fut sous le choc. La princesse continua dans sa voix triste’’ Il allait le provoquer devant moi.’’ Avec sa magie, elle ouvrit la porte et sortit de la chambre.’’ Twilight.’’ Celle-ci encore sous le choc d’avoir entendu cela, répondit en tremblant :
‘’ Oui…princesse ?’’
‘’Après qu’il soit rétabli de son sabot droit, Je reviendrais à Ponyville avec une calèche qui l’emmènera château de Canterlot,’’ Dit-elle. ‘’ D’ici-là, Il restera au château, pour rétablir petit à petit son esprit brisé.’’
Elle sortit de la chambre, laissant le groupe entier, dans la chambre, alors qu’ Applejack se mit à côté de lui, tenant son sabot blessé…
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